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Les Montalbanais célèbres

De nombreuses personnes ont façonné la ville de Montauban telle qu’elle est aujourd’hui. Ils ont marqué l’Histoire par leur présence et leurs actions. Voici listés les Montalbanais célèbres et leurs histoires.
Ingres et Bourdelle

Les deux artistes ont marqué l’histoire de l’art et leurs noms sont désormais liés à un incontournable de visite, le musée Ingres Bourdelle.

Jean-Auguste Dominique Ingres

1780 – 1860

Dernier des peintres néoclassiques français, Jean-Auguste-Dominique Ingres est l’inventeur d’un canon de beauté féminine atypique, maniériste, qui l’a rendu célèbre. Son œuvre maîtresse est La Grande Odalisque (1814), inscrite tout autant dans l’histoire de l’orientalisme que dans la tradition des grands maîtres de la peinture occidentale. Habile dessinateur, admirateur de Raphaël et adepte de la ligne pure, Ingres fut d’une telle influence qu’on parle d’« ingrisme » ou de « période ingresque » quand d’autres artistes, tels Pablo Picasso, en sont venus à s’inspirer de sa manière. Sa passion et son talent pour le violon ont inspiré l’expression « avoir un violon d’Ingres ».

Antoine Bourdelle

1861-1929

Né à Montauban au n°6 rue de l’Hôtel de ville, à deux pas du musée qui porte désormais son nom, Antoine Bourdelle révèle des dispositions précoces au dessin et à la sculpture à l’âge de 13 ans. Élève du sculpteur Falguière aux Beaux Arts de Paris, Bourdelle devient rapidement praticien dans l’atelier de Rodin et collaborera avec le Maître pendant 15 ans. Son œuvre la plus marquante est Héraclès archer (1910), dont le plâtre original est exposée au musée Ingres Bourdelle de Montauban. 13 sculptures de l’artiste sont à découvrir librement dans le centre-ville.

Olympe de Gouges

Marie Gouze, dite Olympe de Gouges

1748-1793

Olympe de Gouges naît en 1748 à Montauban dans un milieu bourgeois. Veuve après avoir été mariée contre son gré, elle rejoint Paris à 22 ans. Sa pièce L’Esclavage des noirs ou l’heureux naufrage, dans laquelle elle dénonce l’esclavage, fait scandale. Elle écrit d’autres pièces de théâtre, mais aussi des romans, des essais et des pamphlets dans lesquels elle développe sa pensée politique. En 1791, elle publie la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, qu’elle adresse à Marie-Antoinette. Elle rejoint les Girondins, qui s’opposent à la décapitation du roi et à la violence de la Terreur. Elle meurt guillotinée en 1793.

Lefranc de Pompignan

1709-1784

Jean-Jacques Lefranc (ou Le Franc), marquis de Pompignan, dit Lefranc de Pompignan, est un poète français. L’hôtel particulier dans lequel il vivait ‘rue Armand Cambon) a conservé son nom et se visite notamment lors de visites guidées organisées par le CIAP.

La rumeur lui attribue la paternité d’Olympe de Gouges.

Les artistes

Hugues Panassié

1912-1974

Hugues Panassié est un critique et producteur de jazz français. Il était un admirateur des premières formes du jazz, le style « hot », tel que joué par Louis Armstrong dans les années 1930 et tous les musiciens et chanteurs des années 1920, 30 et 40. S’il a largement contribué à la documentation concernant les premières heures du jazz, ses idées sont cependant controversées. Son traditionalisme l’a ainsi poussé à considérer le bebop comme une forme de musique distincte du jazz, le rejetant avec vigueur comme une musique « non authentique », suscitant de nombreuses controverses et une scission du Hot Club de France.

Marie-Thérèse Brousse (Lilette Malrieu)

1912-1996

Marie-Thérèse Brousse était une artiste. Violoniste, elle enseigna la pratique de cet instrument. En 1938, elle épouse Jean Malrieu, instituteur, poète, qui allait devenir éditeur, publiant des revues de poésie. La première trace de l’œuvre poétique de « Lilette », selon le surnom que lui donne son mari, date de 1939 : une série de poèmes écrits selon le procédé surréaliste de l’écriture automatique avec Jean Malrieu. Puis, Lilette écrira d’autres poèmes, principalement dans les années 1950 et 1960. Publiés sous son nom de jeune fille, ils paraissent dans l’Action poétique, Cahiers du Sud et Cocagne

Marcel Lenoir

1872-1931

Marcel-Lenoir est un véritable artiste, il est à la fois bijoutier, dessinateur, peintre, et fresquiste. En 1889, à 17 ans, Marcel-Lenoir, sur les conseils de son père, se dirige vers Paris. Après une période de misère, vers 1900, il connaît ses premiers succès et devient l’enlumineur Marcel-Lenoir. Personnage complexe, envoûtant, farouchement indépendant, incapable de compromission avec la critique et le marché de l’art, il ne doit aujourd’hui son succès qu’à la qualité intrinsèque de son œuvre.

François Desnoyer

1894-1972

Peintre, sculpteur, et lithographe français. Marqué par les horreurs de la Première Guerre Mondiale, il entre aux Arts décoratifs de Paris et expose une première série de lithographies en couleur. Influencé par les peintres fauvistes comme Gauguin, il passa la plupart de sa vie dans les Pyrénées Orientales et notamment Saint-Cyprien, ville à laquelle il lèguera la plupart de ses œuvres à sa mort. Les Collections de Saint-Cyprien se visitent aujourd’hui avec comme figure de proue le célèbre peintre.

Gérard Barray

1931-

Acteur français, il arrête ses études de médecine pour se diriger vers le théâtre et la comédie. Il obtient finalement son diplôme du Cours Simon avec le Prix du Jury. Dès 1960, il obtient son premier rôle à 22 ans dans l’Aigle à deux têtes et le costume de cape et d’épées va marquer au fer rouge l’ensemble de sa carrière. Gérard Barray a été nommé Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres en janvier 2010.

Ces héros qui ont marqué l'histoire de la ville

Adolphe Poult

1895-1930

Fils du patron de la biscuiterie montalbanaise Poult, le jeune Adolphe s’est illustré durant l’inondation dite « du siècle », en mars 1930. Avec son ami René Bousquet, ils sauvent, à bord d’un simple canoë sur le Tarn en crue, des dizaines de personnes de la noyade. Après une journée presque complète à sauver des vies, c’est au cours de l’un de ces sauvetages qu’Adolphe Poult trébuche dans les flots tumultueux et ne peut revenir vers sa barque. Il meurt noyé, à l’âge de 34 ans. Une place porte son nom à Montauban, où un buste lui rend hommage

Monseigneur Théas et Marie-Rose Gineste

Monseigneur Pierre-Marie Théas (1894 – 1977), Juste parmi les “Justes”. Évêque de Montauban en 1940, il assiste dans ses derniers moments, en guide spirituel, Manuel Azana, républicain, président de la République espagnole en 1936, en exil, chassé et traqué par les franquistes. La rafle du 26 août le révolte : publication d’une lettre pastorale sur « le respect de la personne humaine » qui est lue « sans commentaires » le dimanche 30 mai 1942 par la plupart des  prêtres du diocèse assurément courageux.

Marie-Rose Gineste (1911 – 2010). Secrétaire officielle de Monseigneur Théas, elle aide les réfugiés, participe par la réflexion et les débats à l’élaboration d’un esprit de résistance. Elle collecte des renseignements vitaux pour les résistants sur le terrain, porte secours et asile à tous ceux que traque la Gestapo, quelles que soient leurs origines ou leur appartenance politique ou idéologique.

Suzanne Guiral

1918-1999

Suzanne Guiral était agent de liaison et de renseignement dans le réseau Gallia auquel appartenait son père, Paul Guiral, chef départemental des Mouvements Unis de la Résistance. En mai 1944, à la recherche de ce dernier, la Milice venue en soutien de la Gestapo, interroge Suzanne et sa mère Henriette. Devant leur silence, elles sont arrêtées, interrogées, transférées à la prison Saint-Michel de Toulouse, puis déportées au camp de Ravensbrück. Très fusionnelles, elles ont la chance de rester ensemble pour traverser cette épreuve. Lors de l’évacuation du camp, Henriette, d’une santé fragile, décède dans les bras de sa fille.

André Jeanbon Saint-André

1749-1813

Élevé par les Jésuites, Jeanbon Saint-André est un navigateur français qui a marqué l’histoire de France en bleu blanc rouge pendant la Révolution Française. En effet, l’Histoire lui attribue la création du fameux drapeau tricolore. Siégeant au comité de salut public, plus particulièrement chargé de la marine militaire, Jeanbon Saint-André fait décréter e 15 février 1794 que «le pavillon national sera formé des trois couleurs nationales, disposées en bandes verticales, de manière que le bleu soit attaché à la gaule du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant dans l’air.»