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Laissez-vous conter les berges du Tarn

Le Tarn

Depuis les hautes terres du Mont Lozère jusqu’aux larges plaines en aval, le Tarn traverse cinq départements : Lozère, Aveyron, Tarn, Haute-Garonne et Tarn-et-Garonne. Au terme d’un parcours de près de 350 km, le Tarn parvient à Montauban avant de se jeter dans la Garonne à Moissac, 30 km plus loin. Navigable depuis Gaillac, il n’a été retiré de la liste des voies navigables qu’en 1926.

Le Tarn est une rivière de caractère, dont l’humeur est parfois révélée par la couleur. Tantôt gris ou vert, son cours présente après de fortes pluies une belle teinte ocre, formée par la terre charriée par les eaux.

Au fil des siècles, les débordements du Tarn ont déposé sur le sol des plaines avoisinantes de riches limons, particulièrement propices à l’agriculture. L’argile abondante a aussi permis aux Montalbanais de produire les briques nécessaires à l’édification de la cité. Les quartiers de Villebourbon et de Sapiac ont longtemps résonné des bruits d’activité des briqueteries et tuileries qui y étaient installées.

Montauban entretient une histoire mouvementée avec le Tarn au bord duquel elle a été fondée en 1144. Durant des siècles, la ville a puisé dans la rivière les sources de sa prospérité, établissant de nombreux moulins et un commerce fluvial florissant. Pourtant, le Tarn s’est révélé être un allié capricieux, dont les crues régulières et soudaines ont au cours des siècles dévasté à plusieurs reprises Sapiac et Villebourbon, les quartiers bas de la ville (1566, 1573, 1618, 1652, 1766, 1772, 1830).

L’importance des crues au 20e siècle (1930, 1982 et 1996) a conduit à la mise en œuvre d’un vaste dispositif anti-inondation le long du Tescou et du Tarn, achevé en 2010. A cette occasion, des sentiers de promenades ont été aménagés à deux pas du centre ville, dans un milieu naturel reposant et riche en faune, flore, et écosystèmes spécifiques du bord du Tarn.

Cette biodiversité mérite d’être préservée et découverte. L’entretien des berges exclu donc tout traitement chimique pour ne pas risquer de polluer les eaux ou de détruire les insectes, batraciens, oiseaux, chauve-souris, petits mammifères et nombreuses plantes présents sur les berges. Cette gestion raisonnée des espaces verts se traduit par une fauche uniquement mécanique et par le recours à la lutte biologique. Ainsi pour se débarrasser de la cicadelle blanche (Metcalfa pruinosa), insecte ravageur qui prolifère depuis 1999 en se nourrissant de la sève des arbres et arbustes, on introduit son parasite naturel, Neodryinus typhlocibae. Ce dernier attaque les adultes de cicadelle et pond dans ses oeufs.

Ce parcours de promenade vous invite à découvrir un patrimoine architectural exceptionnel, dans un environnement riche en espaces naturels de qualité rares en cœur de ville.

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