Les Montalbanais célèbres

Culturel à Montauban

Les Montalbanais célèbres - Antoine-Emile Bourdelle
Les Montalbanais célèbres - Jean Auguste Dominique Ingres
Les Montalbanais célèbres - Hugues Panassié
Les Montalbanais célèbres - Jean Bon Saint-André
Les Montalbanais célèbres - Mgr Théas
Les Montalbanais célèbres - Olympe de Gouges
Les Montalbanais célèbres - Jules Michelet
Les Montalbanais célèbres - François Desnoyer
  • "L'histoire des villes est faite par les hommes et les femmes qui y habitent, passent ou séjournent. Depuis la création de Montauban en 114 jusqu'à la Libération, découvrez une galerie de Montalbanais (gouverneurs, marchands, hommes de lettres ou des arts, ecclésiastiques, résistants) qui tous à leur manière, ont contribué à forger la ville que nous connaissons. " (Fantômes montalbanais illustres et méconnus [1144-1944] - Centre du patrimoine de Montauban)




    Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) :
    Il est né à Montauban au 48 faubourg du Moustier
    .

    Son père l’initie très jeune aux beaux-arts. En 1796, il gagne Paris, pour parfaire sa formation sous la direction du peintre David.

    Ingres a réalisé l’ensemble de sa carrière à Paris et à Rome, où il a passé près de 20 ans de sa vie. Célèbre pour ses portraits, le peintre affectionnait cependant plus particulièrement la peinture d’histoire et les sujets religieux, qu’il eut tout le loisir d’apprécier en Italie. Il pratiquait aussi la musique avec un grand plaisir.

    Parti très jeune de Montauban, Ingres ne devait revenir dans sa ville natale qu’en 1826, à l’occasion de la réception du
    Vœu de Louis XIII, tableau commandé pour la cathédrale par l’État. Obligé de quitter la province pour se construire un avenir, Ingres eut une vie conforme à celle d’un peintre de son temps.

    Il est resté fidèle toute sa vie à son ami d’enfance Jean-François Gilibert, avec qui il entretint une correspondance nourrie. Les nombreuses lettres qu’ils échangent, les colis de victuailles que lui envoie Gilibert, maintiennent le lien du peintre avec une terre dont il se souvient avec nostalgie. Ainsi écrivait-il à son ami le 2 octobre 1841 :

    « J’aimerais mieux renoncer à tout cela […] pour aller vivre en paix, à Montauban […], ignoré un jour devant l’autre, me reposer et respirer enfin ».

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    Emile Antoine Bourdelle (1861-1929)
    Il est né à Montauban au 26 rue de l'hôtel de Ville.


    Comme son illustre prédécesseur Ingres, c’est auprès de son père ébéniste qu’Antoine Bourdelle se confronte pour la première fois à la matière. A 15 ans, il obtient une bourse et entre à l’Académie des Beaux-Arts de Toulouse, avant de partir pour Paris en 1884 dans l’atelier d’Alexandre Falguière. Il n’y reste que peu de temps, mais demeure tout de même dans la capitale.

    La rencontre déterminante est celle que fait l’artiste avec Rodin. En 1893, Bourdelle entre comme praticien dans l’atelier du maître. La collaboration de Bourdelle avec Rodin se révèle fructueuse et dure jusqu’en 1908.

    S’il a quitté Montauban adolescent, Bourdelle est cependant resté dans sa région natale jusque l’âge de 23 ans et ces années de jeunesse ont été fondamentales dans la construction de sa sensibilité. Toute sa vie, il n’a eu de cesse d’affirmer ses origines occitanes et son attachement à sa ville natale. L’artiste, qui déclarait sculpter « en patois », a plusieurs fois évoqué sa ville natale dans des poèmes, ce « coin de terre française, aux ombrages pleins de lueurs, cette vieille ville aux constructions couleur d’automne ». En 1912, désireux de figurer en bonne place au musée de la ville aux côtés d’Ingres, il étudiait les meilleures conditions d’exposition de ses œuvres. Cette salle dédiée à Bourdelle ouvrira finalement quarante ans plus tard, en 1954.

    Le musée Ingres, les rues et places de la ville de Montauban présentent aujourd’hui bien des sculptures offertes par l’artiste ou vendues au seul prix de la fonte.

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    François Desnoyer (1894-1972)
    Il est né à Montauban. Son grand-père, qui crut en son désir de peindre, le présenta à Antoine Bourdelle, montalbanais lui aussi, qui le prit rapidement sous son aile. 

    Il s'installe à Paris en 1912 où il recevra sa formation de peintre.
    Il commence à peindre à titre personnel et se fait connaître en exposant dans des salons privés, rarement en galeries. Il est soutenu par quelques mécènes qui l'encourage à travailler sur la couleur. Durant les années 30 il affine sa technique et prenant dans les différents courants de la peinture ce qui lui parait le plus approprié, sans se soumettre à une de ses techniques. Ainsi voit-on sa peinture évoluer légèrement vers le fauvisme ou le cubisme sans que ça soit vraiment visible.

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    Olympe de Gouges (1748-1793)

    Elle est née à Montauban au 8 rue Fraîche.



    Fille d’Anne-Olympe Mouisset et probablement du marquis Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, Marie Gouze est élevée par son père légal, le boucher Pierre Gouze. Elle transformera par la suite son patronyme en « Gouges ».

    Auteur de la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l'abolition de l'esclavage noir.

    Olympe de Gouges n’est jamais revenue dans sa ville natale. Les rares allusions qu’elle a pu faire dans son œuvre à ses années montalbanaises sont pour évoquer la tristesse de son sort et sa filiation présumée avec le marquis de Pompignan. L’amère expérience de son mariage forcé a sans doute été importante dans la formation de ses convictions et dans son engagement pour la condition des femmes. Elle est morte à Paris, guillotinée le 3 novembre 1793.

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    Jules Michelet (1798-1874)


    Il a résidé à Montauban au 21 faubourg du Moustier.



    Il épouse la montalbanaise Athénaïs Mialaret. Le couple Michelet réside régulièrement à Montauban, où il se consacre à l’écriture. C’est dans leur maison du 21 faubourg du Moustier que Jules Michelet rédige d’avril à septembre 1863 le chapitre de son Histoire de France consacré à Louis XIV.

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    Hugues Panassié (1912-1974)

    Il a vécu à Montauban au 65 faubourg du Moustier.



    Fondateur du Hot-Club de France à Paris en 1932.

    Inlassable «découvreur» des plus grands musiciens de jazz du monde, il s’installera à Montauban en 1939 pour s’y éteindre en 1974. Parmi les nombreux livres, citons «les rois du jazz» (1944), «dictionnaire du jazz» (nouvelle édition avec Madeleine Gauthier).

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    Jeanbon Saint-André (1749-1813)


    Il est né à Montauban au 40 faubourg Lacapelle.



    Pasteur protestant et député montalbanais de la première République, il fit adopter, en tant que président de la Convention les couleurs du drapeau français.

    Il fut l’un des premiers préfets de l’histoire et représenta l’Empereur à Mayence en Allemagne. Là, il fit aménager le lit du fleuve, irriguer la zone marécageuse qui devint maraîchère et fixer les rives avec des pommiers en partie importés de notre département.

    Son buste trône sur une placette (derrière l'Ancien Collège - rue Bessières) exécuté par Yolande Rousselot Payllet en bronze en 1987.


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    Monseigneur Théas (1894-1977)
    Une place porte son nom "Place Mgr Théas" (près de la chapelle de l'immaculée-Conception) à l'extrémité du faubourg du Moustier



    Évêque de Montauban de 1940 à 1947, il condamnera dans ses homélies l’antisémitisme du régime de Vichy et l’occupant nazi, ce qui lui vaudra d’être interné en 1944 au stalag de Compiègne.

    Il figure dans toutes les anthologies de la Résistance pour avoir dénoncé l’arrestation de 13000 juifs au Vélodrome d’hiver.

    Lors de son retour à Montauban, la population en masse lui fera un accueil triomphal.





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