Les transformations silencieuses

Exposition à Montauban

Du 21.03.2019 au 13.07.2019 Transformations silencieuses.JPG
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  • (la grande expo) vert.
    Après avoir exploré, tour à tout, le blanc, le rouge et le noir, l'ISCID (Institut Supérieur Couleur Image Design) célèbrera la couleur verte dans le cadre de la Biennale "Passage(s)".
    Émeraude, céladon, sapin, absinthe... le vert comprend dans son spectre autant de nuances que de symboliques. Ces différentes facettes seront évoquées par les étudiants accompagnés d'artistes invités, au travers de nombreuses installations et expositions à Montauban.

    Le vert, pigment instable et délicat par nature, connaît une histoire artistique turbulente à l'image d'un voyage irrégulier. Son large champ symbolique est lié à ce parcours complexe. Il évoque aussi bien le monde du jeu, des tapis verts du casino aux pelouses des stades de football, que la couleur défendue sur scènes pour les comédiens. Obtenu par un processus d'oxydation, peu maitrisable et parfois toxique, le vert est aussi associé au diable et à de nombreuses créatures surnaturelles : sorcières, monstres dont il teinte la peau repoussante. pourtant depuis le XIXe siècle, le vert est aussi, en Occident, l'incarnation de la nature, il est associé à une forme de pureté, au grand bol d'air frais que les citadins viennent chercher en forêt ; par extension, le vert porte aussi en lui l'idée d'une revitalisation, d'une renaissance.

    Cette idée de ré-enchantement constitue, au cœur de l'exposition, une invitation à porter un regard poétique sur le monde qui nous environne, déceler le beau dans l'ordinaire et le quotidien, la noblesse dans ce qui a été usé, pollué, dénaturé.

    Chacune des installations évoque un territoire différent composé à partir d'éléments collectés dans l'espace urbain, ces univers reprennent vie par des jeux de lumières et de sons. Suspendus, ancrés dans le sol, ils se livrent différemment au regard. Le public, souvent acteur de ces transformations, par un geste, une présence, active ces espaces mouvants et devient complice des mutations qui s'opèrent sous ses yeux. Les espaces en marge deviennent alors de nouveaux terrains de fiction, lieux de rêverie, dans lesquels chacun peut y inscrire son rapport au temps et à l'environnement.
  • Documentation
Horaires
Horaires
  • Du 21 mars 2019 au 13 juillet 2019