Le village de Villemade

Site et monument historiques à Villemade

Mairie villemade
Mairie Montauban
  • Un peu d'histoire...
    Le village actuel de Villemade a succédé, en 1144, à une ville romaine importante, située sur les deux rives du Tarn : elle avait 1 300 mètres de longueur et un demi-kilomètre de largeur moyenne. Le nom de cette ville, détruite en 407 par les Vandales, est resté inconnu ; des ruines romaines et le nom de Ville-Vieille par lequel on la désigne encore, attestent seulement l’existence de cette antique cité, dont l’emplacement appartint longtemps à l’Abbaye de Saint Théodard.
    Le mamelon sur lequel est bâti le village portait, avant la fondation de Villemade, le nom d’Ile, parce que selon toutes les apparences, il était baigné à l’est par un grand lac, pendant que, du côté du Tarn et de l’Aveyron, la base du mamelon côtoyait les marais de ces deux rivières.

    Le village fut créé en 1144 par Alphonse Jourdain, à proximité du château, peu après qu'il ait fondé la ville de Montauban. Il le nomma Ville-Aimée ou Isle-Amade (Villa-Amada, Isla-Amada) nom qui, avant la fin du XIIIe siècle, avait été métamorphosé dans les documents latins seulement en Ville-Humide (Villa-Madida), et qui devint enfin Villemade.

    A découvrir...
    L’Église, construite au XIIIe siècle, fut dédiée aux saints martyrs Fabien et Sébastien et devint chef-lieu d’un prieuré dont les revenus appartenaient au chapitre cathédral de Montauban.
    Pendant les guerres de religion, Villemade eut beaucoup à souffrir de la part des réformés.
    Louis XIII coucha au château de cette ville le 7 mai 1622, lorsqu’il allait assiéger Nègrepelisse.
    Ruinée par ces guerres, l’église fut reconstruite au XVe siècle et rétablie au XVIIe d'une manière assez médiocre. Elle a été enfin entièrement rebâtie, hormis le clocher, en 1864 dans le style néogothique.
    Le plan comprend un chœur à cinq pans et une nef de cinq courtes travées accompagnée de deux chapelles.
    L'ensemble est couvert de croisées d'ogives carrées.
    On peut voir dans cette église un tableau sur toile qui est une bonne copie d'un Saint-Sébastien de l'école espagnole. Ce tableau, représentant une scène biblique, est une œuvre originale d'Eugène Appert (1814-1867), élève d'Ingres. L'œuvre fut commandée à l'artiste en 1845, sous le titre "Le Christ descendu de la croix".
    Des peintures décoratives ont été exécutées en 1926 par Gaillard-Lala.
    La porte d'entrée est ouverte sur la façade occidentale.
    Le clocher, un peu masqué par la construction actuelle, flanque la dernière travée à gauche.
    Au-dessus d'une base carrée assez massive s'élève une belle tour octogonale de deux étages, avec une seule baie sur chaque face.
    La flèche fut démolie en 1794 ; elle a été remplacée par un toit à quatre pans.

    Le clocher est inscrit à l’inventaire des Monuments historiques.