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Musée Ingres, le palais épiscopal

Si vous franchissez le Pont Vieux vous ne pourrez pas manquer cet imposant édifice qui surplombe fièrement le Tarn : le Musée Ingres

L’actuel musée Ingres occupe l’ancien palais épiscopal, devenu hôtel de ville après la Révolution française. L’édifice est lui-même érigé sur les vestiges médiévaux d’un premier ouvrage militaire construit au XIIIème siècle pour assurer la protection de la ville et pour protéger le futur pont. Au XIVème siècle, Montauban est livré aux Anglais, le prince Noir (fils du Roi d’Angleterre Edouard III) édifie alors un fort resté inachevé après le départ contraint des Anglais.

Véritable « cour des miracles » jusqu’en 1520, le lieu est réinvesti par les consuls afin de rétablir le système défensif du château devant la menace des guerres de religion. En 1629, la ville assiégée capitule et le château reste à l’abandon. C’est alors que Pierre de Bertier, véritable « champion » de la Contre-Réforme, décide d’établir son nouveau palais épiscopal sur les ruines de l’ancien fort, haut lieu de la résistance protestante. Son architecte Bernard de Campmartin choisit de conserver une partie des structures médiévales et d’y superposer un bâtiment original composé d’un corps central et de deux ailes organisées autour d’une cour fermée par un grand portail.

Après la Révolution française, le palais est confisqué en tant que bien national puis vendu aux enchères. La Ville l’achète et y installe son hôtel de ville qui déménage en 1908.

C’est à la mort d’Ingres, que l’établissement prend son identité et son essor : le musée hérite alors de l’ensemble des œuvres d’atelier du célèbre peintre montalbanais et prend le nom de « musée Ingres ».

Encore aujourd’hui, ce musée, fermé pour rénovation jusqu’en 2019, poursuit son évolution pour rentrer de plain-pied dans le XXIème siècle.

« Quand le Louvre était à Montauban... » : Pendant la Seconde Guerre Mondiale, pour protéger ses œuvres, le Musée du Louvre met sous protection plus de 3000 tableaux et part en quête d’un refuge. Il le trouvera en 1940 au Musée Ingres où une célébrité rejoint le musée incognito parmi les œuvres déposées : La Joconde.